Le jugement de l’histoire
Pour cette section-là de son article du 1er juin sur le conseil municipal du 30 mai, le journaliste du Journal du Centre avait choisi la plus petite des polices de caractères, de sorte que la chose ainsi relatée ne pouvait passer qu’inaperçue. Pourtant l’observation valait à elle seule jugement de l’histoire sur la responsabilité politique des élus dans le déclin économique de Nevers.
En effet, lors de ce conseil où la majorité PS-PC votait un budget pour la publication d’études d’historiens analysant le travail de P. Bérégovoy ministre, elle déclinait une motion d’Emmanuel Gisserot pour la réouverture de l’annexe de l’office du tourisme créée à l’initiative de P. Bérégovoy maire de Nevers, face à l’Espace Bernadette en haut du Parc Salengro.
L’astucieuse démarche de P. Bérégovoy visait à redistribuer vers le centre ville, ses monuments et ses commerces une partie des centaines de milliers de visiteurs qui, chaque année, viennent voir la Châsse de Sainte Bernadette. Cette annexe de l’Office du Tourisme existe toujours, mais elle n’est plus utilisée, D. Boulaud l’ayant fait fermer.
Soucieux de capter un flux additionnel de visiteurs pour leur ville, seuls les élus d’opposition ont voté pour la motion – sauf Jean-Luc Martinat, qui s’était déjà prononcé l’an passé avec le PS local contre une autre motion d’E. Gisserot pour un panneau sur l’A77 indiquant la Châsse (*)
Le Café Carnot et d’autres commerces, ainsi inscrits dans une nouvelle logique de flux entre l’Espace Sainte Bernadette et la cathédrale dotée de ses vitraux d’exception, n’auraient peut-être pas fermé…
Nous regrettons que ce travail des historiens sur P. Bérégovoy se limite à son seul travail de ministre et ne couvre pas son travail de maire.
Car les élus politiques locaux se réclamant de son héritage alors qu’ils ont « débranché » pendant 17 ans tous ses chantiers sur le développement économique, auraient pu y lire leur part de responsabilité politique. Les emplois des parents et les stages de leurs enfants à trouver désormais hors la Nièvre, les médecins qui s’y raréfient, la valeur des modestes possessions immobilières qui diminue chaque année, les commerces qui ferment ne s’expliquent donc pas par le seul cri des élus nivernais : « c’est la faute à Sarko ! »
Pour l’Opposition Neversoise, Bruno Benchemakh, Président Groupe Centriste
(*) voir compte-rendu du conseil de décembre 2010 sur le site de la mairie, dernières pages.

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