Le tour de France centriste de Jean-Louis Borloo fait étape dans la Nièvre
C'est un programme d'aide permettant aux familles de milieux défavorisées de partir en vacances pour un euro par jour qui l'a interpellé. Désireux d'en savoir plus, il est venu en toute simplicité échanger avec les organisateurs et les vacanciers au bord du lac des Settons. C'est donc dans une ambiance détendue et familiale que Jean-Louis Borloo et Jean Girardon, président pour la Bourgogne du Parti Radical, m'ont rejoint aux alentours de la mi-journée pour partager un panier repas avec les familles présentes tout en
échangeant sur les problèmes et les difficultés rencontrées par elles au quotidien.
Ce qui frappe tout d'abord, c'est l'extrême simplicité d'un homme à l'écoute, souriant et accessible, bien loin des clichés que l'on peut se faire sur les hommes politiques. Ici, pas de casting préparé, pas de questions convenues à l'avance mais un échange riche avec les gens rencontrés pour l'occasion et invités à partager un sandwich. Cela ne fait aucun doute, Jean-Louis Borloo ne fait pas "semblant": c'est un véritable homme de terrain qui aime ces périples en province et ce contact direct avec la population. D'ailleurs, toutes les
personnes rencontrées, vacanciers, pilote du bateau, pêcheurs locaux, quelque soit leur couleur politique m’ont paru intrigués et séduits par cette approche de la politique si différente.
Au bout de quelques échanges, je me rends compte qu'il est avant tout un homme pragmatique, avec une méthode éprouvée pour trouver des solutions. Il sait utiliser les compétences des acteurs locaux pour remonter vers les causes des problèmes, et ce n'est qu'ensuite qu'il formule ses solutions pour les déployer à grande échelle. Ainsi, dans le domaine de l'urbanisme tout d'abord: quand en 2003 il crée l'ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) chargée de la réinsertion de quartiers difficiles, il s'assure du soutien des collectivités locales, des associations de quartier, il fait appel aux habitants eux-mêmes. Et ces efforts ont porté leurs fruits, à Nevers notamment avec le plan consacré à la Grande Pâture depuis 2008 pour restructurer le quartier.
Nous avons finalement échangé sur le problème central de la Nièvre: son absence de développement économique. A la différence de beaucoup, il pense que tout est question de talent et de volonté. Dans un si beau pays doté de tels atouts il ne doit pas y avoir de place au fatalisme! Il cite l'exemple de Valenciennes, selon lui encore plus sinistrée que Nevers quand il s'est attaqué à redresser la situation. Toujours la même méthode: écoute des différents acteurs, organisation d'une équipe avec des vrais talents, motivés pour
travailler ensemble et prêts à laisser de coté leurs clivages politiques pour traiter ensemble le problème, élaboration enfin d'un plan d'action pour régler la situation.
Entre nous, on est à l'opposé de tout ce que j'ai pu voir depuis trois ans chez des responsables politiques locaux plus soucieux de leurs propres intérêts d'abord, puis de celui de leur parti ensuite, et enfin peut-être celui de la Nièvre et des Nivernais...
Merci Jean-Louis pour ce bain rafraichissant au lac des Settons, je crois à l'avenir de la Nièvre!
Bruno Benchemakh

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